L'aboiement est un moyen de communication normal. Il devient un problème par sa fréquence ou son contexte, et le traiter suppose d'abord d'en identifier la cause, car les réponses diffèrent du tout au tout.
L'aboiement d'alerte, déclenché par un passage devant la maison, n'a rien à voir avec l'aboiement d'ennui d'un chien seul toute la journée, ni avec celui d'un chien anxieux de la séparation, ni avec la demande d'attention d'un chien qui a appris que cela fonctionne. Un chien qui aboie en l'absence de ses maîtres relève presque toujours de l'une des deux dernières situations, et le voisinage est souvent le seul témoin.
Crier revient à aboyer avec lui. Répondre à la demande, même pour faire cesser le bruit, la renforce. Punir un chien anxieux augmente son anxiété et donc les aboiements.
Les colliers à stimulation électrique, à spray ou à ultrasons agissent sur le symptôme sans traiter la cause, et ils peuvent aggraver une anxiété sous-jacente. Leur usage fait l'objet de vives réserves de la part des vétérinaires comportementalistes, et plusieurs pays européens les ont interdits. En France, les méthodes d'éducation positive sont recommandées par la profession, et un chien qui aboie de façon problématique relève d'un vétérinaire ou d'un éducateur canin formé, davantage que d'un accessoire.